generacion de la amistad

Le Sahara occidental, colloque à la Sorbonne les 2 & 3 juin 2016

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Coïncidant avec la parution aux éditions L’atelier du tilde de la première traduction en français d’une anthologie regroupant 8 poètes sahraouis contemporains, le week-end du 2 & 3 juin se déroule à la Sorbonne le colloque sur le Sahara occidental sous le titre : « une question irrésolue ».
Au lendemain de la disparition de Mohamed Abdelaziz, chef du Front Polisario, ce colloque, qui intervient aussi à 40 ans de la proclamation de la République sahraouie suite au retrait de l’ancienne colonie espagnole, réactualisera l’enjeu de ces questions géo-politiques, sous un angle culturel.

Voir le programme du colloque.

 

Présentation :

ONU

1976-2016 : La question (irrésolue) du Sahara Occidental : quels enjeux pour quelles recherches en sciences humaines et sociales ? Colloque international – 2 & 3 juin 2016 Paris – Sorbonne

1976-2016 : La question (irrésolue) du Sahara Occidental : quels enjeux pour quelles recherches en sciences humaines et sociales ?
Colloque international – 2 & 3 juin 2016
Paris – Sorbonne – amphithéâtre Emile Durkheim
Sébastien Boulay & Francesco Correale Université Paris Descartes-UMR 196 CEPED & CNRS-UMR 7324 CITERES, Tours
Pour des raisons de places limitées et de plan « Vigipirate », les inscriptions (indiquant les sessions auxquelles vous souhaitez assister) sont obligatoires auprès des organisateurs : sebastien.boulay@parisdescartes.fr ; francesco.correale@univ-tours.fr
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Présentation du colloque et de ses objectifs
En 1975, les dernières régions du continent africain sous domination coloniale s’affranchissaient de leurs métropoles européennes. Cependant, alors que le Mozambique, l’Angola et le Cap Vert empruntaient le chemin de l’indépendance, le Sahara Occidental était discrètement cédé par l’Espagne au Royaume du Maroc et à la République Islamique de Mauritanie (Accords de Madrid du 14 novembre 1975). Les appels de l’ONU demandant depuis 1965 que la population sahraouie puisse exprimer son libre choix à travers un référendum d’autodétermination restaient ignorés. Tandis qu’une partie de la population sahraouie se réfugiait en Algérie, dans des camps de fortune dressés près de Tindouf, pour échapper à la guerre, une autre demeurait dans la zone passée sous contrôle mauritano- marocain. Dans le même temps, le Front Polisario, mouvement nationaliste sahraoui né en 1973, s’opposait par les armes à l’invasion du territoire et inventait un Etat dans l’exil algérien, la République Arabe Sahraouie Démocratique (R.A.S.D.). Après quinze années de guerre, le cessez-le-feu signé entre le Maroc et le Front Polisario en 1991 – la Mauritanie s’étant retirée du conflit en 1979 – inaugurait une nouvelle ère marquée par l’enlisement diplomatique du conflit, celui-ci se déplaçant également sur les terrains humanitaire, des droits de l’homme et, plus récemment, de la communication.
Quarante ans après le départ précipité de l’Espagne, la « question » du Sahara Occidental reste non seulement irrésolue, mais aussi et surtout largement oubliée des médias internationaux, mal comprise des « experts », et encore assez peu interrogée d’un point de vue académique. Or, plus que jamais, cette question s’impose aujourd’hui comme un objet important de débat sur les héritages de la colonisation dans tout le Sahara et au Maghreb, mais aussi comme une question de recherche complexe tant sont rapides les recompositions sociales et politiques à l’œuvre dans ce territoire disputé et convoité. Une question de recherche urgente enfin, quand on sait les tragédies à répétition vécues par les populations de toute la région sahélo-saharienne et notamment par les Sahraouis.
L’objectif de ce 1er colloque international en sciences humaines et sociales consacré au Sahara Occidental est de réaliser un état des lieux de la recherche en SHS sur cette « question ». Il s’agit d’une part de permettre aux chercheurs d’échapper à l’atomisation de la recherche sur le sujet en leur offrant un espace de rencontre, de dialogue, de partage de résultats et d’expériences de terrain et, d’autre part, d’envisager de futures synergies et mises en réseaux, afin de donner davantage de visibilité à cette production scientifique. Cet objectif est d’autant plus important que l’accès à une information fiable et à des analyses de qualité sur le Sahara Occidental est devenu un des enjeux majeurs du conflit, dans un contexte de prolifération des outils et espaces de communication (réseaux sociaux, sites d’information, télévisions, agences de presse privées, etc.) et d’instrumentalisation de l’information.
Les réflexions et discussions seront organisées selon les différentes thématiques esquissées ci-dessous, qui donneront lieu à autant de sessions, constituées de trois ou quatre communications de 20 minutes chacune, suivies de 30 à 40 minutes de débat.

 

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Malabo Littoral, de Joaquín M. Bacheng

Malabo Littoral, J.M Bacheng, L'atelier du tilde, 2015, 128 p. 15 €« C’était le 12 octobre 1968. L’homme à la peau d’ébène commençait à surprendre l’homme à la peau de marbre. »

Un roman africain : à travers le journal de Juan Ndong, l’auteur nous plonge dans une intrigue politique au cœur de la Guinée-Équatoriale.

On vous parle d’une Afrique que vous ne connaissez pas.

 

 

Traduction :  Annelise Oriot. Date de sortie en librairie : printemps 2015

Plus d’informations sur le site des éditions.

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L’atelier du tilde éditions aux rencontres Lumières d’ailleurs

L'atelier du tilde

Le stand des éditions au Musée des Moulages

Les 23, 24, et 25 janvier derniers s’est tenue au Musée des Moulages de Lyon la première édition des rencontres interprofessionnelles de l’édition étrangère et de la traduction Lumières d’ailleurs. Ces rencontres, organisées par les étudiants du Master Traduction Littéraire et Edition Critique de Lyon 2, sous la direction de Mmes Sylvie Protin et Marianne Duflot, ont rassemblé sur trois jours différents intervenants autour de ces thématiques.

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